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Forestland : comment reconnaître un cuir de bonne qualité ?

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Le cuir est une matière particulière à cause de sa nature : c’est une peau d’animal qui a subi divers traitements : on n’en conserve qu’une partie, le derme, et elle est ensuite débarrassée de son humidité et traitée contre cette dernière. Comme elle provient d’un animal, elle existe différentes qualités de cuir et autant d’utilisations.

Les différents types de cuir

Le cuir provient de la peau de différents animaux, mais aussi de parties différentes. C’est un premier point pour avoir une idée de la qualité du cuir : le buffle, le porc, la vachette et chèvre sont les plus couramment utilisés pour faire du cuir, les deux premiers étant assez grossiers mais avec l’avantage d’être résistants: on les utilise pour faire des sacs, des vestes, mais aussi des selles pour les chevaux ainsi que des bottes de cavaliers qui subissent beaucoup de frottements.

La qualité du cuir dépend aussi des parties de peaux utilisée : on privilégie souvent ce qu’on appelle “le croupon”, c’est à dire la zone de peau située sur le dos et la croupe de l’animal, car elle est plus résistante, dense et son épaisseur est assez homogène dans l’ensemble. Le collet, c’est-à-dire la peau du cou, est plus irrégulière car elle possède souvent beaucoup de plis difficile à recouvrir compte-tenu de son emplacement. Elle est très fine, on l’utilise plus pour les doublures intérieures des chaussures. Enfin il a les morceaux provenant des flancs : il s’agit de la partie la moins bonne du cuir, pour la bonne raison que sa structure et son épaisseur sont très irrégulières, le cuir risque d’être creusé.

Ces remarques restent générales: sur des petits animaux (surtout les agneaux ou autres jeunes) la peau est souvent moins marquée à cause de la courte durée de vie de l’animal, elle est donc moins marquée et de meilleure qualité générale. Et compte-tenu de la taille de l’animal, elle sera utilisée entière. Il existe également des cuirs dits “exotiques” comme le crocodile ou le python, plus durs à obtenir, et qui sont aussi de moins bonne qualité à cause des conditions de vie des animaux.

Quelle qualité pour quelle utilisation ?

Le cuir est sa qualité sont donc en étroite corrélation avec l’usage qu’on en fera. Si vous cherchez un bon cuir, pensez à vous demander si déjà...c’est du vrai cuir ! Pour cela regardez l’étiquette, cela sera forcément indiqué dessus.

Mais cela dépend aussi du traitement subi par la peau. Le travail pour transformer une peau en cuir est composé de plusieurs étapes, et si une mauvaise peau fera difficilement un bon cuir, une bonne peau peut se transformer en cuir de mauvaise qualité si ces étapes sont mal faites !

La première étape du traitement est appelée le travail de rivière : on va laver la peau et lui retirer les poils, les résidus comme la graisse et autre pour ne conserver que le derme. Une fois cette étape passée, on attaque la plus importante : le tannage ! C’est par ce procédé que la peau va devenir un cuir. On la fait baigner dans des produits soit minéraux ( comme le plus souvent le chrome)  soit végétaux (plus chers, mais plus respectueux...comme le tanin. Il offre un rendu plus naturel).

Et ensuite le cuir sera “retanné”, c’est à dire qu’on lui fera subir de nouveaux traitement selon l’usage qu’on voudra en faire et son aspect. Par exemple, le cuir dit “aniline” dont la “fleur” (le côté externe de la peau de l’animal) doit posséder le moins d’imperfections possible. On le plonge dans un bain pour le teinter dans la masse, il n’a donc presque pas de protection supplémentaire, mais aussi rien pour masquer les imperfections. Il est donc considéré comme un des meilleurs cuir, mais il est aussi très fragile, même face à l’humidité.

Souvent selon la qualité de la peau, on teint plus ou moins le cuir pour en masquer les “plis” et imperfections. On peut également brosser le cuir côté fleur pour en faire le nubuck, et quand on ponce le côté interne, on appelle cela un cuir suédé, qui sera plus salissant et difficile à entretenir.

On peut même conserver la laine de l’animal dans certains cas, surtout pour en faire des manteaux: ils sont à la fois très chauds et résistants, et sont moins soumises aux étapes du tannage et des finitions.

Reconnaître un bon cuir : astuces

Après toutes ses explications sur la qualités des différents cuirs et procédés, vous devez vous dire : “ oui, mais en quoi ça m’aide, tout cela n’est pas indiqué dans le magasin !”. Pas de soucis, nous allons maintenant vous donner des astuces pour savoir facilement si le cuir que vous regardez est de bonne qualité.

Déjà, regardez le prix ! Même si ce n’est pas le critère le plus important, c’est le plus simple à vérifier, et il donne déjà une bonne idée de la qualité du produit.

Ensuite, fiez vous à vos sens. Déjà, la vue: vous voyez des plis des “veines” dans le cuir ? Méfiez-vous : en général ce n’est pas bon signe. Vous pouvez également regarder le grain du cuir. S’il n’est pas apparent, c’est qu’il a été enduit par plusieurs couches de produits. Pourquoi ? si c’est pour un effet spécial, comme on peut le voir sur certaines chaussures, soit. Mais souvent cela permet de ne pas en voir les défauts...Par contre si vous voyez un beau grain régulier c’est plutôt bon. Mais maintenant, il est possible d’imiter le grain… Et là vous vous dite “super, on fait comment alors ??”

Il suffit de faire appel à vos autres sens ! Touchez le cuir, vous “sentirez” sa qualité, s’il est souple, doux, pas trop “sec” avec cet effet papier carton sous vos doigts…

Pensez aussi à sentir le cuir : s’il a une forte odeur de produits chimique c’est qu’il a subi beaucoup de traitements, mais vous ne devez pas sentir que l’animal ! Si une légère odeur persiste, c’est que le tannage n’a pas été fait en profondeur.

Avec toutes ces indications, vous êtes maintenant un expert du cuir et vous pouvez aller faire vos achats l’esprit tranquille !

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